Le Cap fait face à l’afflux de travailleurs à distance, au détriment des habitants locaux
Le Cap, en Afrique du Sud, connaît une arrivée massive de “nomades numériques” qui s’installent dans la ville pour quelques mois, attirés par le cadre de vie idyllique. Cependant, cette situation est de plus en plus mal vécue par la population locale, qui subit les conséquences de la hausse des loyers et de la saturation du marché immobilier. Les autorités locales voient d’un bon oeil ces visiteurs qui dépensent beaucoup, mais certains habitants dénoncent un “double standard” qui favoriserait les Européens au détriment des Africains.
Points clés
- Le Cap attire de nombreux “nomades numériques” venus d’Europe et d’Amérique, qui s’y installent pour plusieurs mois
- Cette afflux fait grimper les loyers dans une ville déjà confrontée à une forte tension sur le marché immobilier
- Les habitants locaux se sentent exclus du marché du logement par ces nouveaux arrivants prêts à payer plus cher
- Les autorités locales se félicitent de la présence de ces visiteurs qui dépensent en moyenne 2 500 euros par mois
- Le gouvernement sud-africain envisage de lancer un visa spécial pour ces “nomades numériques”
- Certains habitants dénoncent un “double standard” qui favoriserait les Européens au détriment des Africains
À retenir
Il est clair que la situation au Cap illustre les défis posés par l’arrivée massive de “nomades numériques” dans certaines villes. D’un côté, les autorités locales apprécient les retombées économiques de ces visiteurs aisés. Mais de l’autre, les habitants locaux subissent les conséquences négatives, avec une flambée des loyers qui les exclut du marché immobilier. Face à cette situation, le gouvernement envisage de créer un visa spécial pour ces travailleurs à distance, au risque d’accentuer encore les inégalités. Bref, le Cap semble bien parti pour devenir une enclave réservée aux “nomades numériques”, au détriment de la population locale. Bienvenue dans le monde merveilleux de la mondialisation !
Sources