L’IA au service de la sécurité logicielle
Le projet Big Sleep, issu de la collaboration entre Google Project Zero et Google DeepMind, a récemment découvert une vulnérabilité exploitante dans SQLite, démontrant ainsi l’efficacité des modèles de langage dans la recherche de failles de sécurité. Cette avancée représente une étape significative vers l’amélioration de la sécurité des logiciels avant leur publication. En se basant sur des vulnérabilités connues, Big Sleep pourrait transformer la manière dont les chercheurs identifient les problèmes de sécurité.
Points clés
- Le projet Big Sleep est une collaboration entre Google Project Zero et Google DeepMind.
- Une vulnérabilité exploitante a été découverte dans SQLite, un moteur de base de données open source.
- La vulnérabilité a été signalée aux développeurs de SQLite, qui l’ont corrigée le jour même.
- Big Sleep représente le premier exemple public d’un agent IA trouvant une vulnérabilité de sécurité inconnue dans un logiciel largement utilisé.
- L’agent a utilisé une approche d’analyse de variantes pour identifier des problèmes de sécurité.
- Le modèle a été testé sur des programmes de petite taille avec des vulnérabilités connues pour évaluer ses performances.
- Les résultats montrent que les modèles de langage peuvent aider à trouver des bugs difficiles à détecter par des méthodes traditionnelles comme le fuzzing.
- L’équipe Big Sleep continue de travailler pour réduire l’écart entre l’état de l’art public et privé en matière de sécurité logicielle.
- Les tests de fuzzing n’ont pas réussi à découvrir cette vulnérabilité malgré 150 heures de CPU dédiées.
- Le projet vise à offrir une analyse approfondie des causes et à rendre la correction des vulnérabilités plus efficace à l’avenir.
À retenir
Alors, si vous pensiez que l’IA était juste là pour vous recommander des films, détrompez-vous ! Elle est désormais en train de débusquer des vulnérabilités dans des logiciels avant même qu’ils ne soient publiés. Qui aurait cru qu’une sieste pourrait mener à un grand sommeil… pour les hackers, bien sûr !
Sources