Une révolution numérique face à la mort
Les avancées en intelligence artificielle permettent désormais de créer des “deadbots”, des chatbots qui simulent des conversations avec des personnes décédées. Ce phénomène soulève des questions éthiques et culturelles, remettant en cause nos rituels de deuil et notre rapport à la mort. Alors que certains voient cette technologie comme un moyen de garder le lien avec les défunts, d’autres la jugent malsaine et problématique.
Points clés
- Michael Bommer, décédé à 61 ans, a créé un deadbot pour répondre aux questions de sa famille après sa mort.
- L’IA a été développée par Robert LoCascio et son équipe à Eternos, utilisant 300 enregistrements de la voix de Michael.
- Les deadbots permettent de maintenir un lien avec les défunts, mais suscitent des critiques de philosophes et d’experts éthiques.
- Le CCNE a exprimé des préoccupations concernant le respect de la dignité humaine et la représentation des défunts par ces IA.
- Les deadbots peuvent offrir une alternative pour les personnes en deuil, mais leur utilisation soulève des questions sur la propriété des souvenirs virtuels.
À retenir
Si vous pensez qu’un deadbot pourrait vous aider à parler à vos proches disparus, pourquoi ne pas essayer ? Après tout, qui n’a jamais rêvé de converser avec une version numérique de son oncle Albert, même si ce dernier aurait probablement préféré que vous laissiez son vieux pull en laine tranquille ? Mais attention, ne vous attendez pas à ce qu’il vous raconte des blagues drôles, il pourrait bien vous rappeler à quel point il détestait le football !
Sources