Vers une monnaie écologique pour sauver la planète

À l’occasion du « jour du dépassement », Reporterre examine l’idée novatrice de créer des « monnaies écologiques » afin de mieux gérer notre empreinte écologique. Face à une consommation dépassant les capacités de régénération de la Terre, des économistes plaident pour une transformation du système monétaire actuel, souvent accusé de favoriser la surconsommation et la dette. Ce changement pourrait permettre de canaliser l’économie vers des pratiques plus durables et respectueuses de l’environnement.

Points clés

  • Le 1er août marque le « jour du dépassement » de la Terre, indiquant une consommation des ressources renouvelables pour l’année.
  • Selon le WWF France, il faudrait 1,75 Terre pour régénérer tout ce que l’humanité consomme.
  • Des économistes proposent de créer une « monnaie écologique » pour limiter l’empreinte écologique des transactions économiques.
  • Le système monétaire actuel est dominé par les banques privées qui créent de la monnaie via des crédits, générant ainsi de la dette.
  • L’idée de « monnaie carbone » suggère d’étiqueter les produits en « points carbone » pour inciter à une consommation plus responsable.
  • La création de monnaie sans dette est défendue par des économistes comme Jézabel Couppey-Soubeyran, qui plaident pour mobiliser les banques centrales.
  • La mise en place d’une monnaie écologique se heurte à des résistances politiques et institutionnelles.
  • Des alternatives comme la « monnaie pleine » ont été explorées, mais souvent rejetées à cause de l’influence des lobbys bancaires.
  • Le changement du système monétaire pourrait redéfinir les rapports de force sociaux et économiques.
  • Les critiques soulignent que la monnaie sans dette pose des questions sur le contrôle de la création monétaire et la justice sociale.

À retenir

Si vous pensiez que changer de monnaie était aussi simple que de changer de chaussettes, détrompez-vous ! La transformation de notre système monétaire pour respecter les limites planétaires semble aussi compliquée qu’une recette de grand-mère avec trop d’ingrédients. Mais qui sait, peut-être qu’un jour, nous pourrons acheter nos baguettes avec des points carbone au lieu de billets !

Sources