Retours d’expérience sur les pratiques de reporting de la CSRD

Maximilian Müller et Nina Valkyser de l’Université de Cologne ont réalisé une analyse approfondie de la manière dont plusieurs entreprises européennes ont mis en œuvre l’exercice de matérialité dans le cadre de la CSRD. Bien que la couverture des ESRS soit encore partielle, leur étude révèle de nombreux enseignements intéressants sur les pratiques actuelles, les points forts et les axes d’amélioration pour se conformer aux exigences de reporting de la CSRD.

Points clés

  • Seulement 48 entreprises sur 600 ont proposé une analyse de matérialité détaillée dans leurs rapports
  • Les enjeux les plus matériels sont ceux liés à l’environnement (E1) et à la gouvernance (G1), tandis que ceux liés à l’environnement (E2, E3) et au social (S3) sont les moins matériels
  • Les principales méthodes de collecte des données auprès des parties prenantes sont les entretiens, les sondages et les ateliers
  • 25% des entreprises ont pris en compte les enjeux matériels sur l’ensemble de leur chaîne de valeur
  • La plupart des entreprises présentent les enjeux matériels sous forme de matrice, ce qui n’est pas toujours la représentation la plus claire
  • La classification des enjeux selon l’AR16 n’est pas toujours respectée, nécessitant un travail de conversion

À retenir

Bien que les entreprises aient fait des efforts pour se conformer aux exigences de la CSRD, il reste encore du travail à faire pour atteindre des pratiques de reporting exemplaires. Les experts recommandent notamment d’adopter des représentations plus claires des enjeux matériels, d’étendre l’analyse à l’ensemble de la chaîne de valeur et de mieux aligner la classification des enjeux sur les standards existants. Avec l’arrivée prochaine des derniers guides et FAQ de l’EFRAG, nul doute que les entreprises pourront encore progresser dans leurs pratiques de reporting RSE.

Sources