Placer les droits humains à l’agenda des investisseurs et des gouvernements
Alors que les investissements ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) connaissent une croissance fulgurante, un rapport du Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme souligne un écart important entre les investisseurs en matière de respect des droits humains. Cet article analyse les recommandations du rapport pour que les investisseurs et les décideurs politiques s’assurent que les droits humains soient respectés dans leurs décisions d’investissement.
Points clés
- Les investissements ESG et durables devraient dépasser les 40 000 milliards de dollars d’ici 2030
- Malgré les références aux personnes et à la planète, les approches ESG n’intègrent pas toujours suffisamment les considérations liées aux droits humains
- Le rapport du Groupe de travail de l’ONU montre que la plupart des investisseurs doivent faire des progrès significatifs pour respecter les droits humains
- Les méthodologies de notation ESG manquent souvent de transparence et de cohérence, et n’incluent pas toujours de données fiables sur les droits humains
- Les investisseurs doivent adopter une approche de “double matérialité” qui tienne compte des impacts sur les personnes et la planète
- Les États doivent mettre en place une réglementation obligeant les investisseurs à intégrer les droits humains dans leurs décisions
- Une meilleure collaboration entre investisseurs, entreprises et parties prenantes est nécessaire pour assurer des voies de recours efficaces
À retenir
Avec ces recommandations de l’ONU, il est clair que les investisseurs ESG doivent revoir leurs pratiques pour véritablement placer les droits humains au cœur de leurs décisions. Sinon, ils risquent de tomber dans le piège du “rightswashing”, en donnant l’illusion de respecter les droits humains sans réellement le faire. Aux investisseurs de jouer le jeu, avant que les régulateurs ne s’en mêlent et ne les y forcent !
Sources