La Corée du Sud suit l’exemple européen sur la double matérialité

Selon un article du Korean Legal News, la Corée du Sud étudie l’adoption du concept de double matérialité pour améliorer son projet de norme de reporting de durabilité (KSSB). Cette décision fait suite aux débats de l’Association du Barreau Coréen qui a abordé la nécessité d’aligner la norme coréenne avec l’approche européenne (ESRS) basée sur la double matérialité. Ce mouvement montre que l’idée de la double matérialité gagne du terrain, malgré les efforts de l’ISSB pour promouvoir ses normes IFRS S1 et S2 centrées sur la seule matérialité financière.

Points clés

  • La Corée du Sud envisage d’adopter le concept de double matérialité pour améliorer son projet de norme de reporting de durabilité (KSSB)
  • Ce débat a été initié par l’Association du Barreau Coréen qui a souligné la nécessité d’aligner la norme coréenne avec l’approche européenne (ESRS) basée sur la double matérialité
  • La Corée n’a pas encore adopté la double matérialité, contrairement à l’Europe et à la Chine
  • De nombreuses entreprises coréennes exportent vers l’Europe, ce qui rend important de réduire les différences entre les normes de reporting
  • L’ISSB tente de promouvoir ses normes IFRS S1 et S2 centrées sur la seule matérialité financière, mais l’idée de la double matérialité gagne du terrain
  • L’UE joue un rôle déterminant dans la géopolitique de la normalisation comptable de durabilité avec ses normes ESRS basées sur la double matérialité

À retenir

Il est encourageant de voir que la Corée du Sud envisage d’adopter le concept de double matérialité pour son reporting de durabilité, suivant ainsi l’exemple de l’Europe. Cela montre que l’idée fait son chemin, malgré les efforts de l’ISSB pour imposer une approche plus limitée. Avec la Chine qui a déjà adopté la double matérialité, on peut espérer que ce modèle finira par s’imposer au niveau international, au-delà des résistances de certains acteurs. Après tout, la durabilité ne peut se résumer à la seule dimension financière et les entreprises doivent rendre des comptes sur leurs impacts environnementaux et sociaux. Espérons que la Corée du Sud saura tirer les bonnes leçons de l’expérience européenne !

Sources