IA publicitaires, menaces pour nos démocraties ?
Cet article analyse comment les algorithmes publicitaires des grandes plateformes en ligne, pilotés par l’IA, peuvent représenter une menace pour nos démocraties. En favorisant les contenus les plus viraux au détriment de la vérité, ces outils algorithmiques deviennent des alliés objectifs des campagnes de désinformation qui visent à déstabiliser nos sociétés.
Points clés
- Les réseaux sociaux se défendent d’être des éditeurs, mais leurs algorithmes ont des critères commerciaux et non éditoriaux
- Ces algorithmes sont développés pour maximiser l’engagement des utilisateurs et augmenter l’inventaire publicitaire
- Ils repèrent et boostent artificiellement les contenus ayant un fort potentiel de viralité, sans se soucier de leur véracité ou de leurs impacts négatifs
- En 2016, Donald Trump a été élu dans des circonscriptions où la presse locale avait fermé, remplacée par Facebook
- L’IA générative risque d’amplifier encore ce phénomène de désintermédiation de l’information et de contagion des théories du complot
- L’UE a adopté le Digital Services Act et l’AI Act pour encadrer ces enjeux, mais il faudrait classer les algorithmes publicitaires en “risque élevé”
- Cela permettrait d’ouvrir la voie au dégroupage des réseaux sociaux et à l’introduction d’algorithmes de recommandation alternatifs
À retenir
Face à la menace que représentent les algorithmes publicitaires pilotés par l’IA pour nos démocraties, il est urgent que l’Union européenne agisse en classant ces systèmes en “risque élevé”. Cela permettrait de les soumettre à des exigences de transparence et de conformité plus strictes, et ouvrirait la voie à une plus grande diversité algorithmique sur les réseaux sociaux. Sinon, on risque de voir les ennemis de la démocratie exploiter sans limites les possibilités offertes par l’IA générative pour manipuler massivement l’opinion publique.
Sources