Des recommandations pour un audit homogène du rapport de durabilité

L’article analyse les lignes directrices en préparation pour l’audit du rapport de durabilité dans le cadre de la réglementation CSRD. Bien que non contraignantes, ces recommandations visent à harmoniser les pratiques d’audit au sein de l’Union européenne. L’auteur souligne notamment le défi de l’indépendance des vérificateurs, souvent les mêmes que pour l’audit financier traditionnel.

Points clés

  • Des lignes directrices d’audit du rapport de durabilité CSRD sont en cours d’élaboration par le CEAOB, l’organe européen de coordination des autorités nationales d’audit
  • Ces lignes directrices ne sont pas des normes d’audit mais des recommandations pour garantir un niveau de vérification homogène au sein de l’UE
  • Les vérificateurs devront mettre en place un système de contrôle qualité et rester attentifs aux risques de fraude et de non-conformité
  • L’audit CSRD est une mission d’assurance limitée, moins approfondie qu’une assurance raisonnable
  • Le vérificateur doit maîtriser un large éventail de domaines juridiques au-delà de la comptabilité, ce qui implique des équipes pluridisciplinaires
  • Un même cabinet ou professionnel peut être à la fois commissaire aux comptes et vérificateur du rapport de durabilité, ce qui soulève des questions d’indépendance

À retenir

Avec ces lignes directrices, il est clair que l’audit du rapport de durabilité CSRD représente un défi de taille pour les entreprises et les vérificateurs. Entre la nécessité d’harmoniser les pratiques au niveau européen et le risque de conflits d’intérêts, le chemin vers une vérification indépendante et crédible semble encore long. Espérons que les prochaines normes d’audit prévues pour 2026 sauront répondre à ces enjeux de manière plus satisfaisante !

Sources