Quand l’IA s’immisce dans le processus de deuil

Thierry Taboy explore l’émergence des services “grieftech”, qui utilisent l’intelligence artificielle pour permettre aux personnes endeuillées d’interagir avec des versions numériques de leurs proches décédés. Bien que ces technologies soulèvent de nombreuses questions éthiques, elles connaissent un engouement grandissant, notamment en Asie. L’auteur s’interroge sur les impacts potentiels de ces outils sur le processus de deuil et la santé mentale des utilisateurs.

Points clés

  • De nombreux services “grieftech” se développent, permettant de créer des avatars interactifs de personnes décédées
  • Ces outils utilisent des technologies d’IA comme la reconnaissance vocale et la réalité virtuelle pour simuler des interactions avec les défunts
  • Des études montrent que le fait de chercher à rester en contact avec un proche décédé peut nuire au processus de deuil
  • Les applications “grieftech” se répandent rapidement, avec un intérêt particulier en Asie
  • Certains services comme HereAfter AI, StoryFile ou You, Only Virtual proposent différentes fonctionnalités pour “revivre” avec les morts
  • L’IA utilisée dans ces outils soulève des questions éthiques sur la manipulation des souvenirs et l’acceptation de la perte

À retenir

Bien que ces technologies “grieftech” puissent sembler offrir un réconfort aux personnes endeuillées, les études montrent que le fait de rester en contact avec un défunt peut en réalité nuire à leur processus de deuil. Il est donc essentiel de réfléchir aux implications éthiques de ces outils et de s’assurer qu’ils ne deviennent pas un moyen d’éviter la réalité de la mort. Espérons que les concepteurs de ces applications feront preuve de sagesse et de responsabilité pour ne pas perturber davantage le deuil des utilisateurs.

Sources