Au-delà de la mesure des impacts, vers une transformation en profondeur des modèles économiques

Cette tribune analyse les enjeux de la mise en œuvre de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) au-delà de la simple mesure des impacts négatifs des activités des entreprises. Les auteurs soulignent l’importance pour les entreprises d’explorer également les impacts positifs potentiels et de concevoir de nouvelles manières de répondre à nos besoins, afin d’atteindre les objectifs ambitieux du Green Deal européen.

Points clés

  • La CSRD oblige les entreprises à réaliser une analyse de double-matérialité pour identifier les enjeux importants à rapporter
  • Cette analyse se fait selon la “perspective impact”, qui vise à mesurer les impacts positifs et négatifs, réels ou potentiels, des activités de l’entreprise
  • Il est plus facile de mesurer les impacts négatifs réels que d’anticiper les impacts positifs potentiels
  • Ce risque de se concentrer davantage sur les impacts négatifs que sur l’exploration de nouvelles solutions positives est un piège à éviter
  • Pour atteindre les objectifs du Green Deal, les entreprises doivent transformer en profondeur leurs modèles économiques, au-delà de la seule recherche d’efficience
  • Elles doivent inventer de nouvelles offres responsables, une demande sobre et des flux circulaires, tout en gérant le dilemme exploitation/exploration

À retenir

La CSRD représente une opportunité pour les entreprises de repenser en profondeur leurs modèles d’affaires, au-delà de la simple mesure de leurs impacts négatifs. En s’inspirant des approches d’ambidextrie organisationnelle, elles peuvent relever le défi de concilier l’exploitation de leurs activités actuelles et l’exploration de nouvelles solutions durables. C’est à ce prix qu’elles pourront contribuer à la transformation systémique nécessaire pour atteindre les objectifs environnementaux ambitieux fixés.

Sources