La CSRD, un nouveau système métrique pour l’entreprise responsable
Cet article analyse comment la directive européenne sur le reporting de durabilité des entreprises (CSRD) marque l’entrée dans une “économie d’impact”, où les entreprises doivent rendre compte de leurs impacts sociaux et environnementaux. La CSRD impose des normes de reporting robustes pour mesurer et piloter ces impacts, s’appuyant sur les objectifs de développement durable de l’ONU. Cette évolution s’accompagne de la montée en puissance de l’investissement à impact et de nouveaux acteurs comme les “Chief Impact Officers”. L’article souligne l’importance stratégique pour l’Europe de créer sa propre agence de notation de l’impact des entreprises, afin de préserver sa souveraineté dans ce domaine.
Points clés
- La CSRD marque l’intégration de la RSE et du développement durable dans le fonctionnement ordinaire des entreprises
- L’économie d’impact se caractérise par la volonté de mesurer et de piloter les impacts sociaux et environnementaux des entreprises
- Les 17 objectifs de développement durable de l’ONU sont devenus des référentiels clés pour orienter les efforts des entreprises
- L’économie d’impact repose sur des “tiers de confiance” comme les agences de notation qui agrègent et analysent les données d’impact
- La création d’une agence européenne de notation de l’impact est proposée pour préserver la souveraineté européenne dans ce domaine
- La CSRD impose une dimension prospective, avec la prise en compte des risques et opportunités futurs liés aux impacts
À retenir
Avec la CSRD, l’Europe a fait un pas décisif vers une “économie d’impact” où les entreprises doivent rendre des comptes sur leurs impacts sociaux et environnementaux. Bien que cette transition représente un défi technique majeur, de nombreux dirigeants y voient une opportunité de mieux piloter leur transition durable. Reste à s’assurer que les données d’impact soient correctement valorisées et que l’Europe ne laisse pas les acteurs américains dominer ce nouveau champ stratégique. La création d’une agence européenne de notation de l’impact serait un moyen de préserver la souveraineté européenne dans ce domaine.
Sources