Comment les entreprises peuvent-elles s’adapter à la nouvelle directive CSRD sans surcharger leurs partenaires PME ?

Cet article analyse les défis auxquels font face les entreprises pour se conformer à la nouvelle directive européenne CSRD sur le reporting de durabilité. Bien que cette réglementation s’applique principalement aux grandes entreprises, elle aura un impact significatif sur leurs partenaires PME. L’auteur fournit des conseils pratiques pour que les grandes entreprises puissent obtenir les informations nécessaires auprès de leurs fournisseurs et clients PME, tout en évitant de les submerger de demandes déraisonnables.

Points clés

  • La directive CSRD impose aux entreprises de plus de 250 salariés de publier un rapport de durabilité conforme aux normes ESRS
  • L’EFRAG souhaite intégrer les PME (moins de 250 salariés) dans cette dynamique, mais le calendrier n’est pas encore établi
  • Le reporting PME sera allégé, mais les PME devront tout de même monter en compétence sur des sujets complexes comme le climat, la biodiversité, l’économie circulaire, etc.
  • Les grandes entreprises sollicitent souvent leurs fournisseurs et clients PME pour obtenir des informations sur leur chaîne de valeur
  • Ces demandes peuvent parfois être abusives et aller au-delà de ce qui est prévu par la réglementation
  • L’auteur donne des recommandations pour que les grandes entreprises sollicitent les PME de manière raisonnable et les accompagnent dans cette démarche

À retenir

Face à l’arrivée de la directive CSRD, les grandes entreprises doivent faire preuve de bon sens et d’empathie envers leurs partenaires PME. Plutôt que de les submerger de demandes administratives, elles devraient les accompagner et s’appuyer sur les données sectorielles disponibles. Seul un dialogue constructif et une approche pragmatique permettront aux PME de s’adapter progressivement à ces nouvelles exigences de reporting sans être “assommées”.

Sources