Où en sont les pays européens dans la mise en œuvre de la directive NIS 2 ?
Cet article analyse l’état d’avancement de la transposition de la directive européenne NIS 2 dans les différents pays membres de l’Union Européenne. Bien que l’objectif soit une mise en application harmonisée d’ici octobre 2024, les processus de transposition nationaux présentent des niveaux de maturité très hétérogènes. Certains pays, comme la Belgique et l’Allemagne, sont déjà bien avancés, tandis que d’autres, comme l’Italie et l’Espagne, sont encore au début de leur démarche. Cet article passe en revue les principales avancées et défis rencontrés par les États membres dans ce chantier réglementaire.
Points clés
- La directive NIS 2 doit être transposée dans le droit national de chaque État membre de l’UE d’ici octobre 2024
- Le texte européen élargit de manière drastique le volume d’entités concernées, allant des PME aux grandes entreprises
- Les pays européens présentent des niveaux de maturité très hétérogènes dans leur processus de transposition
- La Belgique et l’Allemagne sont parmi les pays les plus avancés, avec des projets de loi déjà approuvés ou en cours
- La France a privilégié une approche participative avec les acteurs clés du secteur pour définir les exigences de sécurité
- Le Royaume-Uni, bien que non concerné par NIS 2, envisage de faire évoluer sa réglementation NIS actuelle
- L’Italie et l’Espagne sont encore au début de leur processus de transposition, avec des consultations publiques en cours
- Le Luxembourg a initié un processus d’identification et de sensibilisation des entités concernées par NIS 2
- L’Autriche anticipe la transposition de NIS 2 avec des révisions programmées de ses lois sur la cybersécurité
À retenir
Malgré l’objectif d’harmonisation européenne, la transposition de la directive NIS 2 s’avère être un véritable défi pour les États membres. Entre les pays les plus avancés, comme la Belgique et l’Allemagne, et ceux qui n’en sont qu’au début du processus, comme l’Italie et l’Espagne, les disparités sont importantes. Cependant, tous devront relever ce défi d’ici octobre 2024 pour renforcer la cybersécurité de leurs entités stratégiques face à des menaces toujours plus sophistiquées. Espérons que cette directive européenne permettra de combler les lacunes et d’harmoniser les pratiques à l’échelle du continent. Sinon, les pirates et autres acteurs malveillants risquent de profiter de ces différences pour s’infiltrer plus facilement !
Sources