La nouvelle réglementation européenne bouleverse la conception de la valeur économique
Avec l’entrée en vigueur de la directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD), les entreprises devront désormais divulguer une multitude d’indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette transition vers une “économie climatique” représente un tournant décisif, obligeant les entreprises à prendre en compte leur impact sur l’humanité et la planète. Cela crée de nouvelles opportunités pour se démarquer et générer de la valeur grâce à la durabilité.
Points clés
- La directive européenne CSRD impose aux entreprises de divulguer jusqu’à 1 100 indicateurs ESG, avec un niveau de rigueur équivalent aux données financières
- D’ici 2025, plus de 12 000 entreprises dans le monde devront commencer à publier ces informations, suivies de 36 000 autres en 2026
- 69% des travailleurs interrogés dans le monde souhaitent que leur entreprise s’engage dans la lutte contre le changement climatique
- Les entreprises intégrant des principes de durabilité affichent un taux de croissance des revenus supérieur de 16% et une meilleure rentabilité de 52%
- Négliger de mesurer et de gérer l’impact sur le climat pourrait être déterminant pour acquérir, conserver ou perdre des clients
- La réglementation en matière de durabilité se généralise à travers le monde, au-delà du seul CSRD
À retenir
L’entrée en vigueur du CSRD marque un tournant décisif dans notre conception de la valeur économique. Les entreprises qui ne s’adapteront pas rapidement à cette nouvelle donne risquent d’être rapidement dépassées par leurs concurrents plus agiles. Comme pour la transformation numérique, les pionniers de cette “économie climatique” auront un net avantage compétitif. Mieux vaut donc ne pas traîner et se mettre dès maintenant à la mesure et à la gestion de son impact environnemental et social.
Sources