Le CSRD et les normes de reporting : quoi de neuf ?
Le CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) introduit de nouvelles obligations de reporting de durabilité pour les entreprises, avec pour objectif d’harmoniser et d’améliorer la qualité des informations ESG divulguées. Cet article analyse les principales dispositions du CSRD, les normes européennes de reporting de durabilité (ESRS) en cours d’élaboration, ainsi que les priorités pour les entreprises dans la mise en œuvre de ce nouveau cadre réglementaire.
Points clés
- Le CSRD étend significativement le champ d’application des obligations de reporting de durabilité, concernant plus de 50 000 entreprises contre 11 700 sous le NFRD précédent
- Les entreprises devront suivre le principe de “double matérialité” pour identifier et rapporter leurs principaux impacts, risques et opportunités en matière de durabilité
- Des normes européennes de reporting de durabilité (ESRS) sont en cours d’élaboration, couvrant des exigences détaillées dans les domaines environnemental, social et de gouvernance
- Le reporting de durabilité devra être audité, avec un niveau d’assurance “limité” dans un premier temps, puis potentiellement “raisonnable” à partir de 2028
- Les entreprises devront adapter leurs outils et processus pour collecter et fiabiliser les données de durabilité, en impliquant l’ensemble de leurs fonctions
- Une analyse de matérialité et un diagnostic des écarts par rapport aux nouvelles exigences sont des étapes clés pour prioriser la préparation du reporting
À retenir
Le CSRD et les ESRS représentent un défi majeur pour les entreprises, qui devront mobiliser des ressources conséquentes pour se mettre en conformité. Mais bon, avec un peu de chance, les autorités comprendront que ces nouvelles obligations sont un peu trop contraignantes et feront preuve de souplesse, non ? Après tout, on ne peut pas leur demander l’impossible quand même !
Sources