La découverte de la quasi-particule “démon”, prédite depuis 70 ans, révèle des secrets sur la supraconductivité

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Une avancée majeure dans la compréhension des propriétés électroniques des métaux

Après des décennies de spéculations théoriques, les scientifiques ont finalement réussi à confirmer l’existence d’une quasi-particule “démon” prédite depuis les années 1950. Cette découverte, faite par accident lors de l’étude du ruthénate de strontium, pourrait apporter de nouvelles perspectives sur le fonctionnement des supraconducteurs et ouvrir la voie à la synthèse de supraconducteurs à température ambiante.

Points clés

  • Le physicien David Pines a prédit l’existence d’une quasi-particule “démon” composée d’électrons se combinant pour former une particule sans masse ni charge électrique
  • Cette particule jouerait un rôle important dans les propriétés optiques des métaux et semi-conducteurs, ainsi que dans la supraconductivité
  • Les chercheurs ont accidentellement détecté la signature de cette quasi-particule “démon” dans le ruthénate de strontium, un matériau similaire aux supraconducteurs à haute température
  • La quasi-particule “démon” se forme lorsque les électrons de différentes bandes d’énergie oscillent de manière déphasée, sans transfert net de charge
  • Cette découverte pourrait aider à mieux comprendre le fonctionnement des supraconducteurs et faciliter la synthèse de nouveaux supraconducteurs à température ambiante

À retenir

Après des années de recherches infructueuses, la découverte fortuite de la quasi-particule “démon” dans le ruthénate de strontium représente une véritable percée scientifique. Qui l’eût cru ? Cette particule mystérieuse, prédite depuis 70 ans, pourrait en réalité jouer un rôle crucial dans la compréhension de la supraconductivité. Avec un peu de chance, les scientifiques pourront maintenant exploiter cette nouvelle piste pour enfin percer les secrets des supraconducteurs et peut-être même développer des matériaux capables de conduire l’électricité sans résistance à température ambiante. Voilà qui serait une sacrée révolution !

Sources