Des projets encore plus ambitieux à venir aux États-Unis

L’entreprise suisse Climeworks a inauguré la plus grande installation industrielle de captage direct de CO2 de l’air, baptisée “Mammoth”, en Islande. Bien que relativement modeste à l’échelle des émissions mondiales, ce projet pionnier démontre la faisabilité de cette technologie. Climeworks et d’autres acteurs prévoient désormais de déployer des installations encore plus ambitieuses aux États-Unis, avec le soutien financier du gouvernement américain.

Points clés

  • La nouvelle usine “Mammoth” en Islande, gérée par Climeworks, est la plus grande installation de captage direct de CO2 de l’air au monde
  • Mammoth pourra capter jusqu’à 36 000 tonnes de CO2 par an une fois pleinement opérationnelle, soit 10 fois plus que l’usine Orca d’Islande inaugurée en 2021
  • Malgré ces progrès, les quantités de CO2 captées restent faibles par rapport aux émissions des grandes entreprises comme Microsoft (13 millions de tonnes en 2022)
  • Les États-Unis soutiennent financièrement le développement de cette technologie, avec 3,5 milliards de dollars prévus pour la construction de 4 hubs de captage de CO2
  • Climeworks a ouvert un nouveau siège social à Austin, au Texas, pour accélérer son expansion aux États-Unis
  • Le captage de CO2 direct reste controversé en raison de son coût élevé et de son impact potentiel sur la transition vers des énergies décarbonées

À retenir

Bien que modeste, l’usine Mammoth en Islande représente une étape importante dans le développement du captage direct de CO2. Mais il faudra des progrès considérables, tant sur le plan technologique qu’économique, pour que cette solution puisse avoir un impact significatif sur les émissions mondiales de gaz à effet de serre. En attendant, mieux vaut se concentrer sur la réduction des émissions à la source plutôt que de compter sur ces technologies encore très coûteuses et limitées.

Sources