Le choix “Consentir ou payer” de Meta inquiète les associations de défense des droits numériques

Selon 23 associations européennes, le nouveau système “Payer ou consentir” mis en place par Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) représente une menace pour la protection des données personnelles des utilisateurs. Elles appellent l’EDPB, le comité européen de protection des données, à ne pas valider ce modèle qui permettrait à Meta de contourner les réglementations en vigueur. Les ONG craignent que ce système ne soit ensuite adopté par d’autres plateformes, mettant ainsi en péril les droits fondamentaux des individus.

Points clés

  • 23 associations européennes, dont Wikimedia Europe, EDRi et Access Now, demandent à l’EDPB de ne pas valider le système “Payer ou consentir” de Meta
  • Ce modèle, mis en place en novembre 2023, offre deux options : accepter la collecte de ses données personnelles ou payer un abonnement mensuel
  • Les ONG estiment que ce choix n’est pas un consentement éclairé et constitue un “effort pour contourner les réglementations européennes”
  • Avec un abonnement à 9,99 ou 12,99 euros, le refus d’être suivi serait réservé à ceux qui en ont les moyens, selon les associations
  • La Commission européenne s’inquiète également que ce modèle ne permette pas de “véritable alternative” aux utilisateurs
  • Les ONG craignent que ce système ne soit adopté par d’autres plateformes, mettant à mal la protection des données personnelles prévue par le RGPD

À retenir

Face à ces alertes des associations de défense des droits numériques, il est clair que l’EDPB a une décision cruciale à prendre. S’il valide le modèle “Payer ou consentir” de Meta, ce sera un coup dur porté à la protection des données personnelles en Europe. Mais bon, ce ne sont sûrement que des élucubrations de ces ONG, qui exagèrent encore une fois les risques. Après tout, les géants du numérique n’ont que nos meilleurs intérêts à cœur, n’est-ce pas ?

Sources

« Consentir ou payer » : si l’UE valide le système de Meta, la protection de nos données personnelles sera mise à mal, selon ces ONG