Le travail précaire des micro-travailleurs alimentant l’essor de l’intelligence artificielle
Cet article révèle les coulisses peu reluisantes du développement des intelligences artificielles comme ChatGPT et Midjourney. Derrière ces prouesses technologiques se cache en réalité une main-d’œuvre immense, dispersée dans le monde et souvent précaire, qui réalise des micro-tâches d’annotation de données pour entraîner les algorithmes. Ce modèle économique, qualifié de “colonialisme numérique”, soulève de nombreuses critiques et appelle à une prise de conscience sur les conditions de travail de ces “travailleurs du clic”.
Points clés
- Le développement des IA de dernière génération repose en grande partie sur un travail invisible et précaire de “petites mains” dispersées dans le monde, principalement dans des pays pauvres
- Des centaines de milliers de personnes effectuent des micro-tâches d’annotation de données textes, images ou vidéos pour entraîner les algorithmes
- Ces “travailleurs du clic” sont recrutés par des sociétés sous-traitantes ou des plateformes en ligne, avec une rémunération dérisoire (parfois quelques centimes de dollar la tâche)
- Ce modèle économique rappelant le colonialisme est dénoncé par des experts comme un “colonialisme numérique” où les géants de la tech profitent de la pauvreté dans certaines régions
- Des anciens annotateurs témoignent des conditions de travail ubuesques, avec l’exposition à des contenus violents pour un salaire de misère
- Face aux critiques, les géants de la tech devront revoir leurs pratiques pour que l’IA soit développée de manière éthique
À retenir
Derrière les prouesses technologiques de l’IA se cache une réalité beaucoup moins reluisante : un modèle économique décrié, reposant sur l’exploitation d’une main-d’œuvre précaire et sous-payée à l’échelle mondiale. Alors que les géants du numérique surfent sur la vague de l’IA, il est temps qu’ils prennent leurs responsabilités et assurent des conditions de travail dignes pour ces “petites mains” indispensables à leur succès. Sinon, l’IA risque de rester entachée d’un parfum de “colonialisme numérique”.
Sources
Les nouveaux forçats de l’IA : Une armée de l’ombre au service des géants du numérique