Des puces aux applications, l’Europe peut-elle être une puissance de l’IA générative?

L’intelligence artificielle générative devrait transformer de nombreux secteurs en Europe, de la santé à l’éducation en passant par les transports et l’industrie. Les entreprises européennes excellent à différents niveaux de la chaîne de valeur de l’IA générative, mais l’Europe n’a pas encore les moyens d’une totale indépendance.

Points clés

  • Dans son étude publiée en avril 2024, France Digitale a décrypté toute la chaîne de valeur de l’IA générative organisée en 4 couches : les puces, l’infrastructure, les modèles de fondation et les applications
  • Fondée en 2012, France Digitale est la plus grande association de startups en Europe, avec plus de 2000 membres startups et investisseurs français du numérique.
  • L’Europe dispose d’un écosystème dynamique de startups et de fonds de capital-risque actifs dans l’IA générative.
  • Les entreprises européennes excellent dans divers domaines, tels que l’assemblage de puces, la conception de modèles de fondation, l’hébergement de données et le développement d’applications spécialisées.
  • L’interdépendance des acteurs européens avec les acteurs extra-européens peut être progressivement réduite en renforçant chaque couche de la chaîne de valeur.
  • Des investissements massifs, une sourcing plus important de matériaux rares, une commande publique et privée favorisant l’Europe et une formation et une attraction des talents sont nécessaires pour renforcer la position de l’Europe dans l’IA générative.

À retenir

L’Europe a toutes les cartes en main pour devenir une puissance de l’IA générative, à condition de mettre en place une vision politique et réglementaire adaptée et de renforcer chaque couche de la chaîne de valeur. Les défis sont nombreux, mais les opportunités le sont tout autant.

Sources :