Les protéines CAHS induisent la biostase chez les tardigrades grâce à un mécanisme de fibrillation et de gelation
Une étude récente publiée dans la revue Protein Science a révélé que les protéines CAHS, présentes chez les tardigrades, induisent la biostase chez ces animaux microscopiques en formant des réseaux de fibres protéiques qui immobilisent et protègent les matériaux biologiques labiles des effets néfastes de la déshydratation.
Points clés
- Les tardigrades, également connus sous le nom d’oursons d’eau, sont des animaux microscopiques capables de survivre à la déshydratation en entrant dans un état de biostase.
- Les tardigrades utilisent des protéines CAHS pour induire la biostase et protéger leurs cellules de la déshydratation.
- Les protéines CAHS forment des réseaux de fibres protéiques qui immobilisent et protègent les matériaux biologiques labiles des effets néfastes de la déshydratation.
- Le mécanisme de fibrillation et de gelation des protéines CAHS est similaire à l’assemblage des filaments intermédiaires.
- La formation de réseaux de fibres protéiques est réversible et les taux métaboliques reviennent aux niveaux de contrôle après la résolution des fibres CAHS.
À retenir
Les tardigrades sont des animaux étonnants capables de survivre à des conditions extrêmes, notamment la déshydratation. Cette étude révèle que les protéines CAHS jouent un rôle clé dans la survie des tardigrades en induisant la biostase et en protégeant les cellules de la déshydratation. Le mécanisme de fibrillation et de gelation des protéines CAHS est similaire à l’assemblage des filaments intermédiaires, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche sur la biostase et la protection des cellules contre les stress environnementaux.