Vidéosurveillance algorithmique aux JO 2024 : une sécurité renforcée mais des inquiétudes quant à la vie privée

À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024, la vidéosurveillance algorithmique est au cœur des débats. Cette technologie, qui couple des caméras de surveillance à des logiciels d’intelligence artificielle, permet de détecter automatiquement et en temps réel des événements prédéfinis, tels que des mouvements de foule ou des objets abandonnés. Bien que cette technologie promette une sécurité renforcée, elle suscite des inquiétudes quant à la protection de la vie privée et aux potentielles dérives.

Points clés

  • La vidéosurveillance algorithmique sera utilisée lors des JO 2024 pour renforcer la sécurité des 15 millions de visiteurs attendus.
  • Cette technologie est déjà expérimentée dans plusieurs dizaines de communes en France, mais c’est la première fois qu’elle sera utilisée à l’échelle nationale.
  • Les logiciels d’intelligence artificielle utilisés dans le cadre de la vidéosurveillance algorithmique ne doivent pas employer de système d’identification biométrique, ne doivent pas traiter de données biométriques et ne doivent pas mettre en œuvre de technique de reconnaissance faciale.
  • Chaque utilisation de la vidéosurveillance algorithmique doit faire l’objet d’un arrêté préfectoral, après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).
  • Les associations de défense des libertés craignent que l’utilisation de cette technologie n’ouvre la boîte de Pandore de la surveillance de masse.

À retenir

La vidéosurveillance algorithmique est une technologie prometteuse pour renforcer la sécurité lors des grands événements, mais elle soulève également des questions importantes sur la protection de la vie privée. Il est essentiel de trouver un équilibre entre sécurité et respect des libertés individuelles, et de veiller à ce que cette technologie soit utilisée de manière responsable et encadrée.

Sources :