L’UE dépendante des technologies étrangères pour l’IA

Dans une tribune pour Le Figaro, Cyrille Dalmont, directeur de recherche à l’Institut Thomas More, affirme que la dépendance numérique de l’UE envers les technologies étrangères est indissociable de son déclin économique. Il critique le rapport de la Commission de l’intelligence artificielle, remis à Emmanuel Macron, pour ne pas avoir abordé cette question de manière adéquate.

Points clés

  • Selon Cyrille Dalmont, le secteur numérique représente près de 30% de l’ensemble de la capitalisation boursière mondiale.
  • La commission de l’IA a dressé un constat sombre de l’écosystème numérique européen, soulignant son retard face aux grands acteurs numériques des autres zones économiques.
  • Sur les 100 entreprises de technologies à la plus grande capitalisation à la fin de 2023, seulement 10 sont européennes, et aucune ne se place dans les premiers rangs.
  • Le décrochage du PIB de l’UE, qui a commencé dans les années 1990, ne cesse de s’accroître, avec un écart de près de 9000 milliards de dollars par rapport aux États-Unis en 2023.
  • Cyrille Dalmont estime que la France n’a plus les moyens de mener une politique de redressement industriel et technologique, car elle a délégué cette compétence à l’UE.

À retenir

Si vous pensiez que l’UE était en bonne voie pour rattraper son retard dans la course à l’IA, détrompez-vous ! Selon Cyrille Dalmont, la dépendance numérique de l’UE envers les technologies étrangères est un facteur clé de son déclin économique. Et malheureusement, il semble que la France n’ait plus les moyens de mener une politique de redressement industriel et technologique. Alors, préparez-vous à voir l’UE continuer à prendre du retard dans ce domaine !

Sources :